A la découverte des insectes

    Inspiré par ses talents mexicains, Chefs and Flo s’interroge aujourd’hui sur la consommation des insectes en Europe et plus particulièrement en France, dans le but de comprendre le comportement alimentaire qui s’en rapproche et de savoir si le marché des insectes peut devenir une opportunité intéressante à saisir.

    Grâce à son voyage au Mexique avec  ses deux collaborateurs, Florent Branchu a eu l’occasion de découvrir des œufs de fourmis Chicatana, des punaises Jumiles, des sauterelles et les larves qui parasitent l’agave et sont utilisés pour le mezcal. Cette surprise lui a donné envie de réfléchir à cette consommation et d’exporter, à travers son agence culinaire et sa créativité, cette expérience en France.

    L’entomophagie est une pratique qui existe depuis la Préhistoire : Des peintures datant de 30 000 à  9 000 ans av. J.-C, retrouvées dans les cavernes d’Altamira au Nord de l’Espagne dépeignent des scènes de repas où sont présentées des larves d’abeilles et des chrysalides de papillon. Par la suite, certaines larves et scarabées étaient utilisés pour leurs vertus médicinales et des textes religieux y font même référence. Dans la Bible, on les évoque dans le voyage de St Jean Baptiste qui a survécu grâce aux sauterelles et au miel sauvage (marc 1 : 1/6).

    Celle-ci fait partie intégrante de nombreuses cultures sud-américaines, asiatiques et africaines où plus de 527 espèces d’insectes sont consommées. Dans certaines régions, les insectes ne sont consommés que pour conjurer la famine or ils sont souvent considérés comme un mets de choix.

    La diffusion médiatique de cette pratique commence doucement à envahir nos écrans à travers des émissions comme Koh Lanta ou même Pékin Express où consommer des insectes symbolise un dépassement de soi et une découverte culturelle. Ce spectacle attire la curiosité des spectateurs qui vivent ce phénomène jusque-là par procuration. En Espagne, un marché s’est ouvert aux insectes jusqu’à l’interdiction de la loi espagnole. Désormais, la FAO (L’organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) a instauré une liste des insectes comestibles et autorisés à la vente pour permettre l’élargissement de ce marché mondial. Les Français quant à eux sont majoritairement réticents à cette idée et cette peur est d’origine psychologique et culturelle.

    Cependant, nous nous sommes rendu compte qu’un individu consomme à son insu en moyenne 500g d’insectes par an, soit un total de 31500 tonnes pour la France. En effet, certains aliments du quotidien sont fabriqués à base d’insectes :

    – le miel est réalisé grâce à des insectes suceurs (pucerons, cochenilles…) puis par les abeilles. La gelée royale est constituée des sécrétions des larves de toute la colonie.

    – certains alcools (Campari, bitters italiens) et certaines friandises sont élaborés à partir des cochenilles. Celles-ci produisent un acide pour se protéger de ses prédateurs, utilisés dans l’agro-alimentaire comme colorant naturel. 

    Grâce à nos recherches, nous avons alors pu constater que la consommation des insectes représentait un créneau prometteur sur plusieurs plans :

    Nutritionnel : Les insectes possèdent une valeur nutritive élevée et leur taux de protéines, surtout s’ils sont séchés, est supérieur à celui des végétaux, des viandes, œufs et volailles vendus dans le commerce. Ce mode de préparation présente l’avantage d’apporter peu de matières grasses. Certains insectes, en particulier au stade larvaire, sont riches en graisses et contiennent d’importants minéraux et vitamines.

    Economique : En 2050 nous serons 9 milliards sur la Terre et la production mondiale de viande va ainsi devoir doubler. Cependant, les surfaces agricoles ne sont pas suffisantes pour assurer une telle production. Les insectes nécessitent une cuisson simple et une gestion minimale.

    Socio-écologique : C’est un  potentiel considérable de création de revenus et d’emplois pour les populations rurales qui s’occupent de leur capture, de leur élevage, de leur transformation, de leur transport et de leur commercialisation. De plus, l’élevage d’insectes émet moins de gaz à effet de serre et permettrait ainsi de réduire l’impact environnemental.

     « La question à se poser devrait vraiment être : pourquoi ne pas manger d’insectes ?

    Faut-il alors dissimuler les insectes pour que la population en consomme davantage ? Celle-ci doit s’inscrire progressivement dans nos habitudes alimentaires. S’agit-il seulement d’une barrière mentale ? Pour y répondre, il faut donc se laisser tenter et c’est l’objectif de Chefs and Flo.

    Nous préparons ainsi un questionnaire pour pouvoir mieux cerner votre approche culinaire et ainsi mieux vous faire appréhender le goût de la nature.                                  

    DEVENEZ ENTOMOVORES !

    Voici les sources qui nous ont guidé dans notre vision de l’entomophagie, qui nous ont permis de rédiger cet article :

    http://entomophagietpe.blogspot.fr

    http://annuaire.mesprogrammes.net/consommation-insectes-restaurants-vente-elevage-13105.html

    ttp://www.parlonsinfo.fr/economie/2013/04/07/lentomophagie-une-nouvelle-maniere-de-se-nourrir/

    http://agriculture.gouv.fr/FAQ-Insectes-pour-la-consommation

    http://entomovores.ze-forum.com/t123-Quelques-videos-sur-l-entomophagie.htm

    http://environnement.ecole.free.fr/entomophages.htm

     

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